Figure de rien.
Et si on regarde au loin cette figure de rien, vide de ses yeux, vide de son mieux, on comprend là l’âme lamellé de milliers de particule de puérilité. Ce visage qui crie, crassant de tous ses plis, cassant d’envie pour une vie vêtu des plus beaux de ses attributs, ce visage qui appelle, muet, freluquet, me dit de m’enfuir.
Cette figure d’horreur souffre, mûre de frayeur, elle souffle. Soufflant péniblement en ma direction, m’indiquant le chemin, tout aussi vide de rien qu’une paire d’yeux lamellé du vieux, triste et aussi lisse que la platitude, lamellé de trop d’adieux, vie de vicissitude ! Et il souffre le bougre ! Soufflant vers moi sont haleine, sans jeux de mot avec la haine, trop simple !
Pourquoi réfléchir enchérie-t-il, chérissant mot pour mot la chaleur de son ton, rot pour rot la lourdeur de ces sons. Cherchant chérisseur, un polisseur qui astiquerait sa langue, qui empoissonnerait ses phrases d’emphase. Et qu’il frotte de sa vase ! Et qu’il le plote ! Et qu’il l’astique, cette langue noire qui fiel le monde comme une fronde vous frappe l’esprit.
Ce visage qui crie, crassant de tous ses plis, cassant de chaque envie, lançant comme ainsi sa morbidité sur le monde, comme une fronde qui vous déchire, vous arrache l’esprit!
Je le connais ce visage de rien, c’est le mien ! Vide d’yeux, rides d’adieux ! Je berce la vie de mes ongles, grattant la mort du bout de la gorge, goûtant l’horreur du bout de mes mots.
Et il crasse ! Et il crasse ! Grinçant chaque syllabe d’un côté, les retournant, inversant, manipulant, déféquant.
Pourquoi réfléchir, enchérie-t-il, chérissant pour lui-même son être, son intérieur d’horreur. Et il se l’astique bien haut et fort, de tous les angles, alors que le monde tangue et il se l’astique, sa langue ! Et il se délecte d’abjecte paroles obsolète.
Et si on regarde au loin cette figure de rien, morte de ses yeux, morte de don mieux, on entend là l’alléchante chanson d’honneur à sa puérilité. Ce visage qui appelle, muet. Ce visage qui désire, si et autant qu’il le peut, de devenir froid. Froid d’envie de devenir souriant, se suppliant de sourire, ne serait-ce que de désir, d’un simple désir de devenir froid.
Et il casse ! Et il casse ! Crachant chaque syllabe dans une direction, les régurgitant, chiant, vomissant, suçant sa propre langue qu’il a tant prit soin d’astiquer de ses propres mot!
Oh ! Et qu’il s’aime l’homme vide et qu’il s’admire, l’homme vide !
Pourquoi?
Parce qu’il adore sa faculté à ne rien perdre de ce qu’il possède.
Parce qu’il adore sa faculté à ne rien perdre de ce qu’il n’a pas.
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