-Premier fragement d’idées de roman-
“Sous son pied s’écrasait le portrait d’un visage d’une beauté saisissante, une beauté essoufflante. D’une ligne à l’autre s’illuminait le reflet d’une terreur dans un rouge presque maladif, à en vomir. Ces yeux, bleu d’une infinie, cherchaient les raisons, ceux qui de ces yeux l’ont forcés. Sa botte puait, reluisante. Elle était pour lui l’ultime renaissance d’une âme, sans faille, sans écorche. Elle représentait l’espoir d’une supériorité, la sagesse d’une conscience qui n’existe pas vraiment. Il y a cru… La chair adhérait encore quelque peu au cuir, des morceaux de peau retombèrent sur le sol, laissant de petites taches amères sur la semelle. Tout ce sang… Il l’avait adoré, presque aimé. Elle semblait être ce que lui ne pouvait se résoudre à accepter être, à voir. Était-ce son esprit, qui avait donné l’impression d’exister, qui s’échappait d’elle, cette vie d’un rouge alarme qui bavait autours d’elle? Pourquoi avait-elle été faible, l’instant d’une démence? Pourquoi? Il ne comprenait pas, elle ne pouvait être faible, elle était le bois dans lequel on peut se perdre sans craindre, le navire sur lequel il pouvait librement laisser ces pensée voyager, elle était le vent qui pousse ces voiles pour atteindre toute les rives possible, toute les côtes en lesquelles il ne croyait pas, mais dont il finissait par voir, sentir. Et voilà qu’elle avait flanchée! Se montrant inférieur, presque désarmée, nue, devant lui… Sous son pied s’écrasait le portrait d’un visage qui fut haut, illuminé. “
Visages
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