Muse Ivre

Vu aux champs d’ailes
Je regarde sur son ciel l’harmonie d’une larme onirique
Cette larme fera casse de son âme.

Nu aux champs d’elle,
Ces pleurs pleuvent pleinement de ces plaines et ses peines
Ces pleurs meuvent de peine et l’emmènent à leur règne.

Las, je chancelle,
Un fleuve de doux leurres l’attire et se rive à son être.
Elle crève de douleur et ose la pire des dérives.

Tant de pudeur charnelle,
Car encore son corps, même fort de tant de morts,
Démord de son réel sort et s’accapare de tant de torts.

Temps et plus d’heures sans elle,
Elle s’acharne sans charme sur son rôle de martyr,
Elle meurts chaque pleure car elle veut partir.

Aux chandelles,
Cette muse ivre se grise de l’horreur de vivre.
Elle croit qu’elle décroit et déchoit lorsqu’elle croit.

Au fond d’elle,
Elle n’a que désir de mort
Et des ires de vivre.

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