Crasse
Alors que nous déchirons,
Pans de chairs,
Bouts de charognes,
Les dents mordent bon
L’esprit prolétaire
De l’homme ivrogne.
Ivre comme on se lasse,
S’humectant,
Inondé.
S’abreuvant de crasse,
Incandescent,
Mal ventrée.
Et je gicle des paroles,
Des mots,
Mes dents
Qui s’explose a un sol
Trop haut,
Trop grand.
Leurs limites me noient
Dans un chant
Que je ne saurai,
Étant encore une fois
Trop bruyant,
Identifier.
Il racle la cloison
Intérieur rouge
De mes soupirs,
M’enlevant tous frissons
Du fond d’où je
Récupère mes désirs.
Alors qu’ils répareront,
Pans de fer,
À bouts de rognes,
Leurs dents morderont
L’esprit prolétaire
Du bon ivrogne.
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