Drôle de nom.

Un mou matelas ronflant froid sous l’averse stagnante et immobile des lumières du ciel. Notre scène. Posé à même la grise bitume, à même la peau rugueuse de notre ville, le matelas se fait pacha entre deux voitures stationnées sous cette ondée de soleils. Une détonation s’improvisant ensuite fracas de verre se fit entendre et c’est un jeu homme – bel homme – fusil comme ongle, qui déchira la nuit de sa lumière en grattant une ampoule de lampadaire du bout d’une balle. “Sourire” s’exprima la visage d’une féminine étendu à ses côté. “À tirer sur les lampadaires comme ça pour éteindre la lumière, que ferras-tu des étoiles?” Je tirerai les rideaux. “Bonheur” et “Vivace”, c’est qu’on a de drôle de nom voyez vous.

M.

J’ai mastiqué le plastique de vos mots, véhémences macabres émétiques. Des idées cadavériques qui sont des marteaux sur la tête de l’humanité critique. Et je me dors l’esprit au soleil du désert humain. Couché sur le sable, cumul d’os de vos dents qui se frottent et grincent, je me rince les dents du sable de vos déserts de sens. Et je me ris les dents. Et je m’engrais les dents de vos excréments. J’ai grugé la rage de vos langues, volatiles mollusques insipides. Pour m’y nourrir de peines et de misères et y mourir de faim l’humanité qui tangue.

Vallons magiques

Les vallons magiques d’un malin vagin
S’ouvre l’œil moelleux à tout bon curieux
Gourmand gourmande cette chaire à chair
Mouillant à en faire plaire ses braires
J’embrasse sa moustache et sa bave en sel
Se répand languement et j’en tache mes dents.
Menoum menoum chienne tes reins.

Humeurs de la journée

j’écris ma peau crisse mais ma peau ne crisse pas je ment plus beau ma peau rouille mon parapluie troué ne bloque aucunes injures et craque fait mon front croquant maints et maints mots mit à soin d’être plus beau que le voisin qui frappe en fronde ma cime crime commis par l’homme qui parle en flèche et mes ongles se rongent grognent plongent dans l’acide de ma bouche et je dort dans ma bouche là où se logent cognent dorent mes phrases à la lumière de ma pensée vziou vziou vziou vziou font les rayons du grand dieu soleil alors qu’ils passent près de ma tête et ma calisse de peau qui crisse craque croque

A drop of dreams.

A sky fell on me last night, wet, raining. The air was as free as wild, and as wild as free. Light and shallow as much as low in tone, grave, vibrating and drowning down a bass string. This was a perfect and comfortable time to enjoy life. To try to. At least, to accept it, to appreciate it.

My head was drinking right from the top of my body and that mouth of mine was nothing else than fresh and ready for a day. Again, I wrote. From the inside, in the inside, against the inside and I read and I wrote and I placed thing and I organized them and I stored them and maybe bended it a little bit. I organized these bubbles and I squeezed them back to place, all against each other as I like to see and feel them. I popped some too, one or maybe two or three ideas, some emotions, any drain of life and went high on them. High against them. Driving on a mad route sacked with different skylines, inside a car made of cotton and filled with shivers. I’d like to crash in a wall of balloons that would explode and cry my name as their voice run out of tone. I’d like that. I’d feel special. They would ask how I am, how do I feel and I’d act like everything’s normal. They would laugh as they’d run out of air. How could I inflate them back to their full size? I’d try shouting at them. Will I remember that they were speaking a different language? Life is so full of dream, and I mean real dream. I’d like to practice them, to play dreams as an instrument. From time to time I’d have a solo, a dream solo and I’d play them for only some seconds because anyway they’d be inaudible. We could share a duet and not look at the notes, but only the rests. A whole orchestra, playing my dreams. I’m awake and I still see these curtains burning up for the fourth movement. On the rhythm of the flame a silent and lonely tear would be eared and everybody would applause as they torch up in smile. I didn’t close my eyes, I swear, I watched everything. And then “pop” does that bubble as I drink it down my head. Fermentation. A plant grew on my tongue. It tastes like a thousands of years of thinking about thinking as those years would pass like billion of miles walking around without even a body.

I didn’t write that much, mostly read. There’s alway good human to read from and these reading of them are alway right. They tic-toc like a clockwork and they even got that same pendulum way of walking life. Tic-toc, tic-toc. They all show the same hour and the watch is broken since the first time we tried to change the time on it. The only thing they got different is their alarm and they are always on, no way to turn them off. I’d smash them but somehow, without these clocks I wouldn’t be able to see my reflection anymore. They got nice little transparent polished plastic glass that allow me to pass through the time and not care about it, only pretexting to do but in fact I’d be watching my visage on a yelling clock. They give me the present, and this present I unfold it with much expectation that I tear it off alone with the paper, spoiling it, breaking it. No, in fact, I’m being caught playing only with the paper, their colors are so nice, they smile at me with these candy smiles full of mallow teeth and they got spark in their eyes like it’s a carnival in their dreams and “pop” there goes life again. They’re gone and I wish I could bring them back, even if it’s only to grab them in my arms and tell them that I’d like to love them. These colors were fun. I’m finish with them as mush as they are finish with themselves, and I remember I broke my present. How glad am I that I still got those past one.

Cloudly, there’s a chance of growing back our weather, a chance of throwing back up this rain into drops of hope and desire for a breath of light and sun. A desire for popping dreams. Sunly, there’s also a chance to tan our experiences and to rise and set in an ocean of space and sand, voguing through time on a sail of glass and sleeping our head in a powder of mirrors. I’d bring tears to make mud so we could play in an environment we know and feel good about, because in space nobody can ear you dreams.

La Pièce

Succulent rêve sec et direct que j’intitulerai : ” La pièce “.

” Un long salon étendu, un sofa, des tables hautes façon fausses colonnes siégeant des oeuuvres sculptés et de vieux trucs trop cher, de la porcelaine ou des souvenirs du passé et là au sol s’endort un tapis rouge perle sucré. La pièce est longue, artisée, toilée, plumée et de doux chargée, pas très large d’à peine cinq ou six mètres et d’un rouge morne caramélisé ; elle s’étend longuement sous une panoplie de peintures et de sculptures et de velours et d’usés vieux livres et une odeur bourgogne s’échappe de ses meubles, en bois et cramoisies. Un duvet divan trop grand accueil un couple qui s’afferme à l’amour, finement, lentement. Ils se rythment délicatement au son de leur souffles et ce couple s’émoi, ce couple c’est nous. Mais voilà qu’on est stoppé. L’acte dans cette pièce est interrompu par un frisson onirique, je me retrouve dans la rue, dormant marchant et m’imaginant rêvement cet ancien confrère, fils de l’ancien copain de ma mère. Nous trinquons mais il à tête ailleurs, dans ses mains, dans ces mains qui tiennent un cellulaire. Mais voilà déjà que je dois retourner à la maison. Moi, lui et elle, Stéphanie, somme en voiture, nous le déposons : ‘nous reviendrons, ce ne sera pas long, 12, 15, 20 ou 37 minutes j’en sais rien.’ dis-je en rigolant. Nous devons finir ce que nous avons commencé dans cette pièce, penses-je, excité.

Elle conduit. La voiture est arrêté à un feu brûlant d’un rouge trop longtemps. Je m’impatiente et elle s’adonne à un livre ou quelque chose sur ses genoux, messages textes j’en doute mais ça ressemble à ça, elle ne regarde pas la lumière qui finalement s’enverdit. Elle peut y aller, mais n’y va pas. Je le lui dit, mais… Que fait-elle, l’oreille sourde ? La lumière est verte, allez ! Nous allons manquer la pièce ! Son regard se lève et défixe la route, allez ! mais toujours aucune réponse, elle ne m’entend pas, l’oreille morte. Mon imagination m’image celle d’une pièce d’un sou noir, d’un cent, posé par terre. Gros plan sur cette pièce de cuivre patientant sous le devant de la voiture, délaissé sur ce grisonnant ciment. Je vois tout les détailles gravés dans ce métal hâlé et le plan sur celui ci est en fait plus que gros, il est visuellement omniprésent. La lumière est verte ! Le sou noir, sur un asphalte grise. Pourquoi ne réagit-elle pas ? Avance ! Le demi-visage de la reine, d’un brun sec de cuivre, est éclaboussé d’huile. L’huile se bulle subtilement sur le métal et s’écoule lentement. Cette pièce d’un sou noir d’un brun rouillé ma nargue la tête, je ne comprend pas, je ne comprend pas… Et puis…

Je vois la voiture d’en haut, je vois la scène : un fractal de corps morts au beau milieu du boulevard et cinq ou six humaines, dont Stéphanie, sont cassées au sol en position presque attendrissante. Les corps sont arrêtés sur l’asphalte comme au beau milieu d’une danse rudement interrompu, écrasées au sol, inanimées, les bras en foudres et les jambes en vagues. Immobile. De l’huile, du sang, du reluisant et métallique scintillant ; voilà qu’en plan plongé j’assiste à une peinture morbide, un fractal d’humaines mortes et déchiquetées. Stéphanie… le derrière de son crâne est sectionné et ce qui en reste, le devant de son visage toujours attaché à son corps, est sèchement et directement déposé à plat yeux au ciel sur la grisante et trop chaude asphalte, ce qui donne l’impression d’être a moitié ou au quart sorti du sol. Elle essaie d’articuler quelque chose mais une autre bouche, d’une féminine déchiqueté au visage absent, égrappé non loin, juste à ses côté, tente de lui murmurer : ‘Ne dit rien, ne dit rien.’”.

Le rêve le plus triste, le plus beau, choquant, touchant, le plus poignant et le plus vivant que j’ai eu la chance de faire de toute ma vie.

Wasteland: détriterre.

Je prend lune à fendre l’air de mes pensées et une flamme s’écroule sous le poids du ciel pleureur. Le fer se tord. La mer se marre.  Alors on marche le regard en l’air, non nous ne sommes pas rêveur, non nous n’avons pas soif, seulement voilà nous espérons que nos gorges à découvertes seront tranchées. C’est le seul moyen qui nous soit donné de s’approcher un tant soit peu d’un cris. Une cicatrice béante qui pleure tout son sang.

oh

Je fend plume à prendre l’air dans mes pensées et une femme… J’en perd mon fort. J’enterre mes torts.

ohok

C’est chimique. Éphémère et chimique. Euphorie chimérique. Chacun de mes pas pèsent comme si c’était le dernier. Brisant la route, déformant la route, écrasant la route. Chacun de mes pas. Chacun de mes non, de mes ni, ne n’.

ohokpourquoi

Ces hommes, nous avons grandit sous terre et avons pousser vers le soleil, une fois hors de nous nous avons compris que nous n’étions pas entièrement sous terre. Respirer un air qu’on ne fredonne pas depuis des annéses. On souffle en martyr.

ohokpourquoipas

Sa barbe de cicatrices, sa voix qui sonne le vide et son ton en conserve – pour plus tard. Il me silençait sur l’importance de se taire. Avoir des yeux, il les perdrait probablement à pleurer. Avoir un visage, à sourire. Un esprit, à rire. Je l’ai vu, ses poignets souriait, riait, pleurait. Il me taisait sur l’importance se terrer. De terrer ses mots. Enterrer ses mots. “Oh mais c’est qu’ils poussent, ces mots” qu’il ne me disait pas. Ses poignets, eux, m’en disait beaucoup plus.

ohokpourquoipasalors

Le sable qui ne provient pas des pierres, mais des os. Comment appelle-t-on ces usines et ses machines qui s’effritent, couvrant mon sol de leurs poussières? Ce sable en plastique, ce sable en papier. Sable d’arbre. Le sable de fer, d’os et de caoutchouc qu’on boue de nos larmes. De votre sang.

ohokpourquoipasalors?

Je m’enclume à vendre l’air de mes pensées et une femme… Et une femme! C’est chimique. Éphémère et chimique. Euphorie chimérique.

.

Ici, le monde est mort. Non… Mort déjà c’est un état, ici le monde n’est même pas rien, il n’est tout simplement pas, point. Ici, le monde n’est pas. Des hommes à la liberté de fer sont passés au travers de nos esprits, on saccagés nos têtes, pillés nos idées, violés nos réflexions. Non, personne n’a pris la peine de nous faire taire, voilà le sacrilège. Oh, ce n’est pas qu’on tue tes mots qui est graves, c’est qu’on taise tes songes, les trompes et les laves. Nos mots, on les perdit à des sujets sans fond, à se dire qu’on cherche pour rien et que tout a été dit mais que c’est tout ce qu’il nous reste à faire. Alors un jour on se tût et personne ne nous y empêcha. Personne n’a pris la peine de nous faire taire, personne ne nous y empêcha. On avait trop parlé, trop pensé. On se terra dans notre mutisme, nous n’étions plus sur de rien du tout, n’étions plus sur du tout de rien et même plus si cela avait de réel conséquence ou non. Quel ironie! Perdre ses pieds et s’asseoir maladroit – sans équilibre d’esprit aucun – devant l’adversité et ses complices, n’est-ce pas là le plus grand crime commis contre la liberté? S’asseoir maladroit, tordre son dos et se faire aller le chapeau, les lèvres s’asphaltant – qu’elles s’embrassent de cette asphalte ou s’en figent, après tout ça revient au même. N’est-ce pas? Ou alors le libre-arbitre n’est-il pas la liberté de se taire, le droit de garder le silence? Qu’est-ce que c’est que de parler de la liberté si c’est pour s’offenser de ceux qui font ce qu’ils veulent, de ceux qui font ce que les autres veulent?

Perdre ces pieds et s’agenouiller malenfant devant une humanité de professeurs déjà blasé de froncer du crâne et de taper sur vos petits droits crochu à coup de règles et de règles. Perdre ses pieds… Tant mieux pour eux! ça leurs fera des souliers de moins à s’acheter. De toute façon… ceux qui ne parlent pas ne méritent certainement pas qu’on parle d’eux. Sauf si vous êtes muet et savez jongler. Le mime, se faisant aller le chapeau, posé à ses pieds perdus, le budget s’asphyxiant – qu’il s’en embarrasse de cette asphyxie ou s’en fiche, après tout ça reviens au même.

Les artistes de la rue… ma mère en était une.  Et mon père est l’humanité entière, m’a-t-on dit.

Deux jeunes gens, joie d’eux.

Deux jeunes gens, perte d’argent et grand rue dormant.
Sourire au bec en tout bon belge, en Calamine et indécent,
Qui navigue la vie et vacille, collé cogitant, nu sous pont.
D’les voir aller,
D’les voir s’habiller
De carton, d’un grave baryton de boire leurs fond la bouche en rond, .
Ça m’rend malade, « à l’aide » j’leurs crie, c’t’à leur aise que j’prie.
Mais ‘sont là pis ils m’sourient, vêtu d’leurs barriques.
Elle, est heureuse de vivre,
D’être là avec lui, passive.
Baisant en publique, offrant leurs cirque sans une once pudique.
Lui sait qu’il va mourir, demain ou p’t’être pire, jamais,
J’admet qu’il a pas tort, pas peur de rire de sa torpeur de cire,
Brûlé aux deux bout,
Ourlé par les fous.
C’est les scènes morne et sec qui de ses mains a décidé d’occire.
Fatigué des jobs pis des gens piétinant pis impertinent ;
Lançant musique aux passant, cadeau d’occasion qui s’éteint au même instant.
Violoncelle à une corde,
Violente, certes, cet ode
Qu’il offre à force de puff pis d’rhum et d’pas s’chier le fun à s’répéter l’stagnant.

Jouant des yeux à s’regarder,
D’un coup d’jazz et j’d’acc leurs actes.
J’comprend.

D’les voir enchanté même en chantier.
D’s’assoire à côté et d’même pas jaser,
L’faire sans s’en faire de d’quoi qu’on va passer
On va avoir l’air de quoi ? L’air et l’ton rythmé.

Pianotant des yeux à s’flatter.
D’un coup d’funk et j’pogne joie quelconque.
J’comprend.

C’est pas tristes qu’ils sont, ‘sont musique et plus ivre,
D’être toujours plus enchanté qu’en quartier.
J’suis là a suinté, synthétique hypocrite pour être aimé.
Et mes airs de quoi ? Mes éreintante envie de survivre.

C’t’une fois un couple en route pour la mort, à profiter d’leurs corps comme si y’étais trop tard. Écoute, c’est pas qu’être saoul c’est mieux, mais la vie est courte bâtard pis on veux pas finir vieux. C’est c’qu’il me dise lentement dégrisant en ‘en reprenant de bonne mise. C’est pas qu’être mou est si eu, en fait, c’est qu’être heureux c’est déjà vieux.

Malignant des yeux à s’expliquer.
D’un coup d’bass  ils baisent leurs aises.
J’comprend.

Jouant des yeux à s’regarder,
D’un coup d’jazz et j’d’acc leurs actes.
J’comprend.

Humeurs de la journée:

Comme une fête au vent. Du sable plein les poches.

J’Homme

S’en croiser les poussières
Et s’en laver demains.
De son avis ne rien d’fer,
Et téter le malsein.

C’est la paresse des caresses bien vautrées
Qui ne reste et se roule que dans leurs aises.
Désculptabilisant les chemins de cette terre en glaise,
Et chiasphyxiant les humains de nos sales thés.

Ça vous rend leur plaisir,
Savourant marteau.
Échangeant mes délires,
Et des ires pour des mots.

Suivre les dérisions irréelligieuses de la crasse dominante,
Dirigeant un monde qui tourne sans un rond, qui déjante ;
Appauvrissant les jeunes gens de leurs gènes de la gêne,
Du jaune d’œuf en pâture pour des jeûnes d’œuvres en peintures.

Un peu décousue…
C’est mon crâne qui vieilli
Des coup sûr de massue,
Des massacres et dent-de-si.

La taire il faut faire, condamner cette vieille terre,
Je sais j’exagère, mes termes en vers exaspère…
Avez-vous lu jusqu’ici? Avez-vous seulement compris
Que je me fout d’votre avis, que je me fou de génie.

Je fais des liens,
Tiré du rien ;
Souvent trop loin,
Et indistinct.

J’homme.

Nous rire dure.

Je ne connais que très peu de mots anti-feu.
Enfumer ma bouche d’une orchestre de pyromane à chaque aveu est devenu un râpe-temps me permettant de déguster salivement chaque ingrédients que m’offre chaque instruments de la vie.

Je vous parle ici de parler la bouche pleine.

Humeurs de la journée:

Comme à l’habitude:
Je me sens comme une grenade qui explose et accouche d’un gros nuage mou.

Aspirer à de plus grands dires.

Être intoxiqué par les mots, subire la fumée secondaire de la communication: cigalettres.

Iron Man

Iron Man: Meet that metal-made man that can controle the IRONY!

IRON MAN in sale now.

L’Homme

“L’expérience pour l’expérience, le primat de la sensation, l’adoration voué à la beauté cruelle.”

Humeur de la journée:

Comme à l’habitude:
Il y’a au dessus de ma tête de gros nuages roses qui me crachent au visage leurs salives sucrés.

Les limites de la vie.

L’homme est limité soit par l’argent, soit par le temps, soit par les deux.
Mais il n’est pas rare que ce soit par un femme.
Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il est probablement limité à en chercher une.

Évidant.

ÉVIDANT, ANTE, adj.

A.− Qui évide, qui cause un évidement.

1. [En parlant d'une chose] :
“La solution était évidante à trouver!”

Frigorifiant.

Une gamme de demi-ton en conserve, se dorant près de la livre de port. Au loin, une bouteille à la mer de deux litres de Coca-Coulant.

Ma main navigue vers l’Armoirie à Nourriture, s’empare du Peint en blanc et étend généreusement un bonne couche de Peur d’Arachnides sur son do, gamme de demi-thon en concert.

C’est simple, je suis frigorifier.

Odeurs intellectuelles.

Tu pues,
Va te laver l’esprit.
Nettoie ta conscience,
T’empeste l’arrogance.

Figure de rien.

Et si on regarde au loin cette figure de rien, vide de ses yeux, vide de son mieux, on comprend là l’âme lamellé de milliers de particule de puérilité. Ce visage qui crie, crassant de tous ses plis, cassant d’envie pour une vie vêtu des plus beaux de ses attributs, ce visage qui appelle, muet, freluquet, me dit de m’enfuir.
Cette figure d’horreur souffre, mûre de frayeur, elle souffle. Soufflant péniblement en ma direction, m’indiquant le chemin, tout aussi vide de rien qu’une paire d’yeux lamellé du vieux, triste et aussi lisse que la platitude, lamellé de trop d’adieux, vie de vicissitude ! Et il souffre le bougre ! Soufflant vers moi sont haleine, sans jeux de mot avec la haine, trop simple !
Pourquoi réfléchir enchérie-t-il, chérissant mot pour mot la chaleur de son ton, rot pour rot la lourdeur de ces sons. Cherchant chérisseur, un polisseur qui astiquerait sa langue, qui empoissonnerait ses phrases d’emphase. Et qu’il la frotte de sa vase ! Et qu’il la pelote ! Et qu’il l’astique, cette langue noire qui fiel le monde comme une fronde vous frappe l’esprit.
Ce visage qui crie, crassant de tous ses plis, cassant de chaque envie, lançant comme ainsi sa morbidité sur le monde, comme une fronde qui vous déchire, vous arrache l’esprit!
Je le connais ce visage de rien, c’est le mien ! Vide d’yeux, rides d’adieux ! Je berce la vie de mes ongles, grattant la mort du bout de la gorge, goûtant l’horreur du bout de mes mots.
Et il crasse ! Et il crasse ! Grinçant chaque syllabe d’un côté, les retournant, inversant, manipulant, déféquant.
Pourquoi réfléchir, enchérie-t-il, chérissant pour lui-même son être, son intérieur d’horreur. Et il se l’astique bien haut et fort, de tous les angles, alors que le monde tangue et il se l’astique, sa langue ! Et il se délecte d’abjecte paroles obsolète.
Et si on regarde au loin cette figure de rien, morte de ses yeux, morte de don mieux, on entend là l’alléchante chanson d’honneur à sa puérilité. Ce visage qui appelle, muet. Ce visage qui désire, si et autant qu’il le peut, de devenir froid. Froid d’envie de devenir souriant, se suppliant de sourire, ne serait-ce que de désir, d’un simple désir de devenir froid.
Et il casse ! Et il casse ! Crachant chaque syllabe dans une direction, les régurgitant, chiant, vomissant, suçant sa propre langue qu’il a tant prit soin d’astiquer de ses propres mot!
Oh ! Et qu’il s’aime l’homme vide et qu’il s’admire, l’homme vide !
Pourquoi?
Parce qu’il adore sa faculté à ne rien perdre de ce qu’il possède.
Parce qu’il adore sa faculté à ne rien perdre de ce qu’il n’a pas.

L’ennuie des yeux, l’ennuie du coeur.

C’est dans un bleu d’euphorie,
Teinté d’une bullesation d’un rouge-cœur,
Que je crache sur la vie et lui souris,
Je lui chante : « Drôle de moment pour avoir peur! »

« Oh! » S’époumona t’elle, – la vie – du fond de mes organes,
« Parce que tu crois que c’est moi la coupable? »
Et si seulement la sainte-morte qu’elle est pouvait de simples vannes
M’accordé le répit de ses tristes étables.

Quelles étables? Quelles?! Mais ceux qui empestent la bête!
C’est cette vie même qui pue la crasse de ses habitants!
Elle n’est pas coupable, certes, mais c’est qu’elle ne veut pas l’être!

Impassible de rien, je l’emporte sur le monde s’encrassant.
 Je suis vide avec en moi ni le cœur de guerre, ni le cœur de fête.
Ah! Et tout ça pour dire que je m’ennuie en ce moment.

               

Maux de tête

La vie n’est rien d’autre que la maladie mentale de l’univers.

Statures, postures.

Rester nous-mêmes ou naturel n’est encore qu’une pose, celle-ci est tout simplement plus irritante et inconfortable que tout autres formes.

Regardez…

“Oeillez! Oeillez!” – Expression.
- 1. Attirer le regard, d’une personne ou d’une foule, vers un évènement ou une personne en particulier. Syn. “Regardez! Regardez!”

L’éclat

Attention, cette nouvelle est écrite de manière à être vague, lointaine et flou au départ et, en reprenant les même termes et idées, devient de plus en plus clair dans son propos. Le procédé est volontairement lié au propos et la compréhension final total du texte.

L’éclat

Ce fut le premier choc, le premier éclat métaphysique qui créait en moi une certaine vie, une certaine couleur – aussi rouge était-elle. L’intensité aqueuse qui ravivait cette poussière de muscle en moi, aussi faible fut-elle, était la source même de mon émerveillement. Ma tête s’approcha de ma tête, ma main s’approcha de ma main. Tout mon être allait se rencontrer. Ce visage, devant moi, je l’avais vu autrefois. Mon regard croisa le mien, ma bouche aurait bien voulu goûter à ses lèvres, posé là, devant moi, ces lèvres qui goûtaient mon âme. Cette âme qui s’élevait à hauteur des cimes de mon esprit. Ce fut le premier choc, la première intensité que mon corps rencontra. Ma main s’éleva, quittant la douceur et la chaleur de mes côtés, elle frôla l’air et monta délicatement, comme tirée par les ficelles de mon regard. Son élan était gracieux, presque artistique. Elle s’envola, s’élança de sa lenteur, guidée par mes yeux, vers elle-même. Mes doigts frissonnaient de ce désir de rencontre, de cette immersion totale de sa propre conscience – de sa propre vision. L’air voyageait entre chacune de mes extrémités. Lentement mon bras se contracta, à peine, juste assez pour soulever d’un centime encore la masse de chair qu’il tenait en son bout, juste assez pour que mes doigts sentent l’ultime froideur qui les séparaient de l’absolue beauté, juste assez pour entrer en contact physique avec eux-mêmes, sur cette surface reluisante.

Ce fut le premier éclat, celui qui me ralluma, qui me fit comprendre l’instant présent. Ce moment présent défilait à une vitesse follement lente, presque ahurissante. Une lenteur si palpable que ma tête s’écrasait elle-même. Une lenteur telle que j’eus l’impression que mon cœur s’était tu, s’était refermé sur lui-même, s’était rabattu à sa propre mort. Le moment présent se forçait à ne jamais être passé, s’essayait à être futur. Il forçait contre mon esprit une telle pression que l’amer sensation de déjà vu refaisait surface chaque fois que le présent se renouvelait. Une telle charge écrasait mon âme, la charge du temps qui ne veut s’effacer. Ce ne sont pas mes yeux qui en prirent consciences les premiers, ni mon cœur, c’était ma tête. La pression avait forcé mes yeux à se fermer, mon cœur à s’arrêter. Ma tête ordonnait à tout mon organisme de prendre pose, de prendre part à la mort dont elle-même n’avait aucun contrôle – aucune conscience. Cette douleur fut celle d’un instant, d’un présent qui ne voulait s’éteindre. Je rageait en moi-même, je criais, je hurlais, mon esprit en pleurait, se dévastait, tentait de s’extirper, je ne voulais en aucun cas revivre, rouvrir les yeux, rebattre mon sang. Je ne pouvais tout simplement pas abandonner la noirceur qui m’avait accueilli en m’engouffrant ainsi, facilement, dans la résurrection de mes idées – elles n’avaient plus le droit d’exister. Ma main avait réagi, elle voulait savoir, mes doigts voulaient goûter. Au contraire de ma tête, mes mains avait toujours été libres d’agir; s’engouffrant, dévorant, rapiéçant chacune des idées que ma tête réprimaient. Qui peut s’en vouloir d’aimer sa nature sans les contraintes des idées qui ne sont jamais les nôtres de toute façon ? Mes jointures avaient craqué, elles n’avaient pu succomber à cette attente, cet espoir qui subissait la folie du temps. Mes doigts, lourdement, sans jamais réellement bouger, avaient percé. Ils avaient pénétré l’espace, chevauchant le temps même et avaient percuté leurs propres chairs glacées, inexistantes, qui n’étaient qu’à peine le reflet d’elles-même. Ils avaient bougé d’instinct comme l’énergie quitte la terre pour rejoindre le ciel par un soir d’extrême tempête, de submersion divine. Ils s’étaient fracassés à eux même dans toutes leurs tergiversations d’une façon irréfléchie, comme la chute qui entraîne l’eau sur son dos et qui s’abat contre le sol marin. C’est à ce moment que le temps se rattrapa. C’est à ce moment que toutes les idées que j’avais chassées de mon esprit s’y réfugièrent. C’est à ce moment que le déluge prit feu, que l’orage me gagna. Ce fut la première fois que je vécu enfin, que je pris conscience même que c’était seulement à ce moment que je pris vie. Ma main se toucha elle-même, mes yeux se regardèrent.

Ce fut ma première naissance, ma première connaissance de moi-même; la prise de conscience de mon existence. J’eus peur, maintenant je pouvais mourir. Le temps venait de défiler à une vitesse atrocement rapide, si rapide que ma tête se perdit, à une vitesse si affolante que mes yeux se retournèrent contre eux même, à une si affreuse célérité que tout mon corps fut saisi d’une intense lourdeur, état dans lequel le temps s’était réfugié voilà maintenant une infinité. Il y a de cela si longtemps, je voulais ma mort alors que je n’étais même pas conscient que je n’avais pas encore vécu, que ma mort était impossible – n’aurait servi à rien, ne pouvait exister. J’avais eu la tête sous l’eau tout ce temps, je n’avais même jamais pu respirer. Maintenant que je la sortais de cette eau rougeâtre, mon souffle avait été long, pénible, douloureux, interminable; le temps s’en était figé, incapable de bouger. Mon bras s’était tendu, majestueux, grandissant… Il s’aurait voulu ainsi depuis tant, mais n’aura été au final que suppliant, s’écrasant contre le poids de mon esprit que j’alourdissais du vide que je créais entre moi et moi-même. Je m’accomplissais dans ma faiblesse, dans mon inexistence. Mon bonheur semblait, alors qu’il n’avait lui-même jamais commencé à être, en aucun cas je ne l’aurais accepté.

Mon bras s’avança, tenant au bout de lui-même une main qui s’ouvrait, et s’ouvrait, et s’ouvrait… Ma main s’ouvrait comme l’aurait fait une fleur recherchant chacun des rayons. Mon bras s’avança avec comme pointe, une main qui se referma sur la froideur blanche et reluisante qui m’entourait. Mes muscles tentèrent une dernière contraction, mon esprit tenta de soulever mon corps mais s’était atrophié du manque d’idée, jamais mon esprit ne pourrait soulever quoi que ce soit. Les idées… ces êtres externes, que nous ne manipulons pas. Ces êtres dont nous avons la prétention de croire créer, alors qu’eux même nous manipulent à leurs désirs. Voilà que j’ai des ires de vie… L’éclat lui-même ne dura pas bien longtemps, juste le temps de disparaître. Nous prétendons être… Nous sommes bien prétentieux de s’attribuer nos créations. Nos créations? Nous qui ne sommes que hasard, une formation d’influx, un hasard de matière. Mon esprit était mouillé, se noyait, se déformait dans l’eau sale qui m’entourait.

Ma tête avait voulu respirer une dernière fois, une première fois. Mon bras s’était élancé, avait attrapé la surface lisse et miroitante de la baignoire qui me faisait barrière. Chacun des muscles de mon corps se tendit et dans un effort que mon esprit mouillé et noyé n’aurait pu accomplir, me releva. Ma tête resurgit de l’eau. Ma bouche s’extirpa de mon être et mes yeux rencontrèrent mes yeux. L’air s’insurgea contre le doux velours de mes poumons, les faisant intensément souffrir, mais leur offrant cette libération que l’âme recherche si souvent. La pression était si intense que ma tête s’écrasait elle-même, mon cœur s’était tu, rabattu à sa propre mort. La rougeur qui m’entourait me donna le tournis, mes yeux se retournèrent contre eux. Ce fut ma main qui s’était avancée en premier, ce fut le premier choc, touchant l’eau rougeâtre du bout de ses doigts, effleurant le reflet qui se disait le mien. Ce fut le premier éclat. L’écho se répandit en moi comme une bourrasque, un déluge divin. Je me regardais réellement pour la première fois dans cette eau que mon sang avait rougie. C’était mon bras qui avait le blâme de ma mort, se vidant à l’intersection, là où il ne devenait pas totalement une main. Cette main qui s’engouffrait, dévorait, rapiéçait chacune des idées que ma tête réprimaient. J’avais perdu tout espoir envers l’homme, cet être prétentieux, cet homme d’élite qui s’appropriait à tort les idées, se croyant divin… Moi qui… ne pouvait en avoir aucune… Ce fut ma première naissance, mes yeux se rencontrèrent, ma bouche aurait voulu goûter ces lèvres qui dévoraient mon âme. Je vis enfin, et j’eus peur car enfin je sus que je pouvais mourir, et que c’était le cas. C’est ce qui se passait en ce présent même. Je vis mon reflet, ce fut le premier éclat; j’étais beau.

Provenance de l’Homme.

Singez-y deux secondes, et si nous étions l’évoluion des songes?

Oeil

Oeil mot masculin

- 1. Organe servant à remplir nos trous de face. Mon oeil s’est trompé de trou, je vois maintenant ce que tu veux dire.

Effacer.

EFFACER, verbe trans.
I. Emploi trans.
A. Faire disparaître une face, un visage.
1. a) Faire disparaître totalement une face (ce qui est tracé ou marqué sur une face). Effacer une face, un visage. À une époque où les visages devinrent rare, on effaça des face marquantes (LENOIR, Archit. monast., 1852, p. 31). Il suffirait que je t’eusse effacé (retirer le visage) (BERNANOS, M. Ouine, 1943, p. 1556)

Figuier

FIGUIER, subst. masc.
A. - Arbre originaire des pays chauds dans lequel pousse les figures, les visages.

Mécanisme

Et voilà que la peau se déchire,

Le mécanisme respire.

Il cri, il grince, cet assemblage.

Et voilà que la peau s’ouvre en sourire,

S’essouffle en soupir.

Il pleure et rouille, ce rouage.

Souriant, béant, laissant voir l’intérieur,

Saignant, criant. Il hurle, cet engrenage.

-Premier fragement d’idées de roman-

“Sous son pied s’écrasait le portrait d’un visage d’une beauté saisissante, une beauté essoufflante. D’une ligne à l’autre s’illuminait le reflet d’une terreur dans un rouge presque maladif, à en vomir. Ces yeux, bleu d’une infinie, cherchaient les raisons, ceux qui de ces yeux l’ont forcés. Sa botte puait, reluisante. Elle était pour lui l’ultime renaissance d’une âme, sans faille, sans écorche. Elle représentait l’espoir d’une supériorité, la sagesse d’une conscience qui n’existe pas vraiment. Il y a cru… La chair adhérait encore quelque peu au cuir, des morceaux de peau retombèrent sur le sol, laissant de petites taches amères sur la semelle. Tout ce sang… Il l’avait adoré, presque aimé. Elle semblait être ce que lui ne pouvait se résoudre à accepter être, à voir. Était-ce son esprit, qui avait donné l’impression d’exister, qui s’échappait d’elle, cette vie d’un rouge alarme qui bavait autours d’elle? Pourquoi avait-elle été faible, l’instant d’une démence? Pourquoi? Il ne comprenait pas, elle ne pouvait être faible. Elle était l’espoir d’un monde plus grand que lui. Elle était son pont, se disait-il. Sa source pour l’expérience renouvelable d’un monde tricérébral. Il l’aurait voulu, même si il ne comprenait que peu cette idée. Et voilà qu’elle avait flanchée! Se montrant inférieur, presque désarmée, nue, devant lui… Sous son pied s’écrasait le portrait d’un visage qui fut haut, illuminé. “

Visages

Chafouin

, -INE n. XVIIe siècle. Emploi figuré de chafouin, « fouine », composé de chat et de fouin, « mâle de la fouine ».Personne qui a une physionomie basse et sournoise. Employé surtout adjectivement. Un visage chafouin. Une mine chafouine.

Crasse

Alors que nous déchirons,
Pans de chairs,
Bouts de charognes,
Les dents mordent bon
L’esprit prolétaire
De l’homme ivrogne.

Ivre comme on se lasse,
S’humectant,
Inondé.
S’abreuvant de crasse,
Incandescent,
Mal ventrée.

Et je gicle des paroles,
Des mots,
Mes dents
Qui s’explose a un sol
Trop haut,
Trop grand.

Leurs limites me noient
Dans un chant
Que je ne saurai,
Étant encore une fois
Trop bruyant,
Identifier.

Il racle la cloison
Intérieur rouge
De mes soupirs,
M’enlevant tous frissons
Du fond d’où je
Récupère mes désirs.

Alors qu’ils répareront,
Pans de fer,
À bouts de rognes,
Leurs dents morderont
L’esprit prolétaire
Du bon ivrogne.

Moi.

Où allons-nous? Expliquez-vous, voyons, parce qu’après tout, je ne suis qu’un voyou, voyez-vous? Un fou, saoul, sans le sous; l’esprit sans dessus-dessous, par les gens souvent déçu…

(Qui suit le fil de ma personne au sein du temps. Phrase en progrès constant.)