Rien crânien

Bleu, couleur des cieux,
Dans un reflet gris
À peine rougies.
Les nuages simbrent en éclats crâniens
Dans un abysse vide de tout et de rien.

Mer, de tes vagues froides
Berce-moi,
Traine moi
Au plus profond,
Sans gestes
Sans sons,
De mon crâne,
Ce fracas d’esprit pourris.

Alors que je cherche et je coule
Où sont-elles, ces Muses saoulent
De mon âmes s’estompant,
Avide d’un dernier chant.

Blanc, vide de moments.
Aucun cris n’atteints mon esprit
Blanc de sentiments.
Aucune main jamais ne sourit
À mon crâne moisissant.

Touché

According to Nietzsche, something went really wrong at the annual Mystic Character Club dinner when God asked Death to pass him the salt.

Les limites de la vie.

L’homme est limité soit par l’argent, soit par le temps, soit par les deux.

Mais il n’est pas rare que ce soit par un femme.
Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il est probablement limité à chercher une.

Évidant.

ÉVIDANT, ANTE, adj.

A.− Qui évide, qui cause un évidement.

1. [En parlant d'une chose] :
“La solution était évidante!”

Frigorifiant.

Une gamme de demi-ton en conserve, se dorant près de la livre de port. Au loin, une bouteille à la mer de deux litres de Coca-Coulant.

Ma main navigue vers l’Armoirie à Nourriture, s’empare du Peint en blanc et étend généreusement un bonne couche de Peur d’Arachnides sur son do, gamme de demi-thon en concert.

C’est simple, je suis frigorifier.

Goute féminine.

Lui qui nous regarde d'en haut
Ne versa qu'une seule larme.
Dans sa démence de parano
Il venait de créé la femme.

Odeurs intellectuelles.

Tu pues,
Va te laver l’esprit.
Nettoie ta conscience,
T’empeste l’arrogance.

Figure de rien.

Et si on regarde au loin cette figure de rien, vide de ses yeux, vide de son mieux, on comprend là l’âme lamellé de milliers de particule de puérilité. Ce visage qui crie, crassant de tous ses plis, cassant d’envie pour une vie vêtu des plus beaux de ses attributs, ce visage qui appelle, muet, freluquet, me dit de m’enfuir.
Cette figure d’horreur souffre, mûre de frayeur, elle souffle. Soufflant péniblement en ma direction, m’indiquant le chemin, tout aussi vide de rien qu’une paire d’yeux lamellé du vieux, triste et aussi lisse que la platitude, lamellé de trop d’adieux, vie de vicissitude ! Et il souffre le bougre ! Soufflant vers moi sont haleine, sans jeux de mot avec la haine, trop simple !
Pourquoi réfléchir enchérie-t-il, chérissant mot pour mot la chaleur de son ton, rot pour rot la lourdeur de ces sons. Cherchant chérisseur, un polisseur qui astiquerait sa langue, qui empoissonnerait ses phrases d’emphase. Et qu’il frotte de sa vase ! Et qu’il le plote ! Et qu’il l’astique, cette langue noire qui fiel le monde comme une fronde vous frappe l’esprit.
Ce visage qui crie, crassant de tous ses plis, cassant de chaque envie, lançant comme ainsi sa morbidité sur le monde, comme une fronde qui vous déchire, vous arrache l’esprit!
Je le connais ce visage de rien, c’est le mien ! Vide d’yeux, rides d’adieux ! Je berce la vie de mes ongles, grattant la mort du bout de la gorge, goûtant l’horreur du bout de mes mots.
Et il crasse ! Et il crasse ! Grinçant chaque syllabe d’un côté, les retournant, inversant, manipulant, déféquant.
Pourquoi réfléchir, enchérie-t-il, chérissant pour lui-même son être, son intérieur d’horreur. Et il se l’astique bien haut et fort, de tous les angles, alors que le monde tangue et il se l’astique, sa langue ! Et il se délecte d’abjecte paroles obsolète.
Et si on regarde au loin cette figure de rien, morte de ses yeux, morte de don mieux, on entend là l’alléchante chanson d’honneur à sa puérilité. Ce visage qui appelle, muet. Ce visage qui désire, si et autant qu’il le peut, de devenir froid. Froid d’envie de devenir souriant, se suppliant de sourire, ne serait-ce que de désir, d’un simple désir de devenir froid.
Et il casse ! Et il casse ! Crachant chaque syllabe dans une direction, les régurgitant, chiant, vomissant, suçant sa propre langue qu’il a tant prit soin d’astiquer de ses propres mot!
Oh ! Et qu’il s’aime l’homme vide et qu’il s’admire, l’homme vide !
Pourquoi?
Parce qu’il adore sa faculté à ne rien perdre de ce qu’il possède.
Parce qu’il adore sa faculté à ne rien perdre de ce qu’il n’a pas.

L’ennuie des yeux, l’ennuie du coeur.

C’est dans un bleu d’euphorie,
Teinté d’une bullesation d’un rouge-cœur,
Que je crache sur la vie et lui souris,
Je lui chante : « Drôle de moment pour avoir peur! »

« Oh! » S’époumona t’elle, - la vie - du fond de mes organes,
« Parce que tu crois que c’est moi la coupable? »
Et si seulement la sainte-morte qu’elle est pouvait de simples vannes
M’accordé le répit de ses tristes étables.

Quelles étables? Quelles?! Mais ceux qui empestent la bête!
C’est cette vie même qui pue la crasse de ses habitants!
Elle n’est pas coupable, certes, mais c’est qu’elle ne veut pas l’être!

Impassible de rien, je l’emporte sur le monde s’encrassant.
 Je suis vide avec en moi ni le cœur de guerre, ni le cœur de fête.
Ah! Et tout ça pour dire que je m’ennuie en ce moment.

               

-Seconde idée d’une seconde idée.-

« Quelle injustice! Je suis prisonié à l’intérieur même de mon incapacité… Comment connaître ma vrai nature? Je ne cherche pas le sens du monde, après tout, seulement le futur de mes actes. »

         Ce sont ses mains qui réagirent en premier, fines et avec une délicatesse de poussière elles s’élancèrent vers son menteau, le déposant sur ses épaules portant soit le fardeau du monde, soit la pire des bassèsses. Est-il si particulier? Si oui peut-il se résoudre à accepter cette idée? Est-ce réelement une ironie de se dire humble? Comment prétendre être intélligent et pourtant ignorer le fait qu’il existe peut être des raisons d’être différent, si ce n’est pas d’être particulier? Comment accepter son sort alors, si c’est le cas? Je ne peux prétendre être différent, je ne peux le nier. Que faire?
         Ses pas d’incompris fendait l’air pour abattre le sol d’un monde qu’il ne voyait même pas, qu’il ne vivait pas. Il marchait sur le ciment d’une terre de boue, que lui même se forcait d’ignorer par manque d’intérêt. Ses longues jambes s’élançaient du haut de sa puissance que soit il ne comprenait pas totalement ou s’inventait, piétinant un monde qui tout au plus l’amusait, le faisant passer pour un simple d’epsrit un peu égoïste. Quel importance après tout, qu’avait-il a prouver aux autres? Et puis c’était mieux aisni, depuis le temps qu’il cherchait quelqu’un qui pouvait le comprendre, de se présenter aussi rapidement à la face du monde limitterait ses chances de trouver des gens de qualité…
         Est-il celui qu’il croit? Est-il particulier? Est-ce que tout le monde est particulier? « J’en doute, si dit-il. Ou du moins, pas à ma façon. Pas à mes yeux. Si un seul peu voir les autres, qu’en est-il d’eux? » 

À suivre…  

Maux de tête

La vie n’est rien d’autre que la maladie mentale de l’univers.

Statures, postures.

Rester nous-mêmes ou naturel est encore une pose, celle-ci est tout simplement plus irritante et inconfortable que tout autres formes.

Missive.

Message à ceux qui le comprendrons, mais qui ne le liront probablement jamais.

« Lui, il aspire aux cimes de ce monde.
Son élan ce fera sur son pied d’Estal en or qui se détruira après son envolé, il veut être le seul.
L’Or aura été forgé par ses fidèles qu’il méprise. Il veut atteindre les hauteurs car il sait qu’il le peut.

Vous, vous aspirez aux cimes d’un autre monde.
Votre élan ce fera dans l’honneur et la solitude, vous ne voulez pas de ce monde.
Vous quittez car vous n’êtes pas à votre place, vous voulez goûter la beauté que vous créerez.

Moi, j’aspire aux cimes de tous les mondes.
Mon élan se fera au centre même de la masse.
Je le fait parce que j’aime ce monde, et je veux l’apporter plus haut avec moi.
Je soulèverai un immense nuage de poussière à mon départ, ce sera chacun d’eux.
Il sera au dessus, bien seul.
Vous serrez à côté, sans regarder.
Chacun de nous aura un sentiment d’accomplissement, de réussite, mais un seul sourira. »

Regardez…

“Oeillez! Oeillez!” - Expression.
- 1. Attirer le regard, d’une personne ou d’une foule, vers un évènement ou une personne en particulier. Syn. “Regardez! Regardez!”

L’éclat

Ce fut le premier choc, le premier éclat métaphysique qui créait en moi une certaine vie, une certaine couleur – aussi rouge était-elle. L’intensité aqueuse qui ravivait cette poussière de muscle en moi, aussi faible fut-elle, était la source même de mon émerveillement. Ma tête s’approcha de ma tête, ma main s’approcha de ma main. Tout mon être allait se rencontrer. Ce visage, devant moi, je l’avais vu autrefois. Mon regard croisa le mien, ma bouche aurait bien voulu goûter à ses lèvres, posé là, devant moi, ces lèvres qui goûtaient mon âme. Cette âme qui s’élevait à hauteur des cimes de mon esprit. Ce fut le premier choc, la première intensité que mon corps rencontra. Ma main s’éleva, quittant la douceur et la chaleur de mes côtés, elle frôla l’air et monta délicatement, comme tirée par les ficelles de mon regard. Son élan était gracieux, presque artistique. Elle s’envola, s’élança de sa lenteur, guidée par mes yeux, vers elle-même. Mes doigts frissonnaient de ce désir de rencontre, de cette immersion totale de sa propre conscience – de sa propre vision. L’air voyageait entre chacune de mes extrémités. Lentement mon bras se contracta, à peine, juste assez pour soulever d’un centime encore la masse de chair qu’il tenait en son bout, juste assez pour que mes doigts sentent l’ultime froideur qui les séparaient de l’absolue beauté, juste assez pour entrer en contact physique avec eux-mêmes, sur cette surface reluisante.

Ce fut le premier éclat, celui qui me ralluma, qui me fit comprendre l’instant présent. Ce moment présent défilait à une vitesse follement lente, presque ahurissante. Une lenteur si palpable que ma tête s’écrasait elle-même. Une lenteur telle que j’eus l’impression que mon cœur s’était tu, s’était refermé sur lui-même, s’était rabattu à sa propre mort. Le moment présent se forçait à ne jamais être passé, s’essayait à être futur. Il forçait contre mon esprit une telle pression que l’amer sensation de déjà vu refaisait surface chaque fois que le présent se renouvelait. Une telle charge écrasait mon âme, la charge du temps qui ne veut s’effacer. Ce ne sont pas mes yeux qui en prirent consciences les premiers, ni mon cœur, c’était ma tête. La pression avait forcé mes yeux à se fermer, mon cœur à s’arrêter. Ma tête ordonnait à tout mon organisme de prendre pose, de prendre part à la mort dont elle-même n’avait aucun contrôle – aucune conscience. Cette douleur fut celle d’un instant, d’un présent qui ne voulait s’éteindre. Je rageait en moi-même, je criais, je hurlais, mon esprit en pleurait, se dévastait, tentait de s’extirper, je ne voulais en aucun cas revivre, rouvrir les yeux, rebattre mon sang. Je ne pouvais tout simplement pas abandonner la noirceur qui m’avait accueilli en m’engouffrant ainsi, facilement, dans la résurrection de mes idées – elles n’avaient plus le droit d’exister. Ma main avait réagi, elle voulait savoir, mes doigts voulaient goûter. Au contraire de ma tête, mes mains avait toujours été libres d’agir; s’engouffrant, dévorant, rapiéçant chacune des idées que ma tête réprimaient. Qui peut s’en vouloir d’aimer sa nature sans les contraintes des idées qui ne sont jamais les nôtres de toute façon ? Mes jointures avaient craqué, elles n’avaient pu succomber à cette attente, cet espoir qui subissait la folie du temps. Mes doigts, lourdement, sans jamais réellement bouger, avaient percé. Ils avaient pénétré l’espace, chevauchant le temps même et avaient percuté leurs propres chairs glacées, inexistantes, qui n’étaient qu’à peine le reflet d’elles-même. Ils avaient bougé d’instinct comme l’énergie quitte la terre pour rejoindre le ciel par un soir d’extrême tempête, de submersion divine. Ils s’étaient fracassés à eux même dans toutes leurs tergiversations d’une façon irréfléchie, comme la chute qui entraîne l’eau sur son dos et qui s’abat contre le sol marin. C’est à ce moment que le temps se rattrapa. C’est à ce moment que toutes les idées que j’avais chassées de mon esprit s’y réfugièrent. C’est à ce moment que le déluge prit feu, que l’orage me gagna. Ce fut la première fois que je vécu enfin, que je pris conscience même que c’était seulement à ce moment que je pris vie. Ma main se toucha elle-même, mes yeux se regardèrent.

Ce fut ma première naissance, ma première connaissance de moi-même; la prise de conscience de mon existence. J’eus peur, maintenant je pouvais mourir. Le temps venait de défiler à une vitesse atrocement rapide, si rapide que ma tête se perdit, à une vitesse si affolante que mes yeux se retournèrent contre eux même, à une si affreuse célérité que tout mon corps fut saisi d’une intense lourdeur, état dans lequel le temps s’était réfugié voilà maintenant une infinité. Il y a de cela si longtemps, je voulais ma mort alors que je n’étais même pas conscient que je n’avais pas encore vécu, que ma mort était impossible – n’aurait servi à rien, ne pouvait exister. J’avais eu la tête sous l’eau tout ce temps, je n’avais même jamais pu respirer. Maintenant que je la sortais de cette eau rougeâtre, mon souffle avait été long, pénible, douloureux, interminable; le temps s’en était figé, incapable de bouger. Mon bras s’était tendu, majestueux, grandissant… Il s’aurait voulu ainsi depuis tant, mais n’aura été au final que suppliant, s’écrasant contre le poids de mon esprit que j’alourdissais du vide que je créais entre moi et moi-même. Je m’accomplissais dans ma faiblesse, dans mon inexistence. Mon bonheur semblait, alors qu’il n’avait lui-même jamais commencé à être, en aucun cas je ne l’aurais accepté.

Mon bras s’avança, tenant au bout de lui-même une main qui s’ouvrait, et s’ouvrait, et s’ouvrait… Ma main s’ouvrait comme l’aurait fait une fleur recherchant chacun des rayons. Mon bras s’avança avec comme pointe, une main qui se referma sur la froideur blanche et reluisante qui m’entourait. Mes muscles tentèrent une dernière contraction, mon esprit tenta de soulever mon corps mais s’était atrophié du manque d’idée, jamais mon esprit ne pourrait soulever quoi que ce soit. Les idées… ces êtres externes, que nous ne manipulons pas. Ces êtres dont nous avons la prétention de croire créer, alors qu’eux même nous manipulent à leurs désirs. Voilà que j’ai des ires de vie… L’éclat lui-même ne dura pas bien longtemps, juste le temps de disparaître. Nous prétendons être… Nous sommes bien prétentieux de s’attribuer nos créations. Nos créations? Nous qui ne sommes que hasard, une formation d’influx, un hasard de matière. Mon esprit était mouillé, se noyait, se déformait dans l’eau sale qui m’entourait.

Ma tête avait voulu respirer une dernière fois, une première fois. Mon bras s’était élancé, avait attrapé la surface lisse et miroitante de la baignoire qui me faisait barrière. Chacun des muscles de mon corps se tendit et dans un effort que mon esprit mouillé et noyé n’aurait pu accomplir, me releva. Ma tête resurgit de l’eau. Ma bouche s’extirpa de mon être et mes yeux rencontrèrent mes yeux. L’air s’insurgea contre le doux velours de mes poumons, les faisant intensément souffrir, mais leur offrant cette libération que l’âme recherche si souvent. La pression était si intense que ma tête s’écrasait elle-même, mon cœur s’était tu, rabattu à sa propre mort. La rougeur qui m’entourait me donna le tournis, mes yeux se retournèrent contre eux. Ce fut ma main qui s’était avancée en premier, ce fut le premier choc, touchant l’eau rougeâtre du bout de ses doigts, effleurant le reflet qui se disait le mien. Ce fut le premier éclat. L’écho se répandit en moi comme une bourrasque, un déluge divin. Je me regardais réellement pour la première fois dans cette eau que mon sang avait rougie. C’était mon bras qui avait le blâme de ma mort, se vidant à l’intersection, là où il ne devenait pas totalement une main. Cette main qui s’engouffrait, dévorait, rapiéçait chacune des idées que ma tête réprimaient. J’avais perdu tout espoir envers l’homme, cet être prétentieux, cet homme d’élite qui s’appropriait à tort les idées, se croyant divin… Moi qui… ne pouvait en avoir aucune… Ce fut ma première naissance, mes yeux se rencontrèrent, ma bouche aurait voulu goûter ces lèvres qui dévoraient mon âme. Je vis enfin, et j’eus peur car enfin je sus que je pouvais mourir, et que c’était le cas. C’est ce qui se passait en ce présent même. Je vis mon reflet, ce fut le premier éclat; j’étais beau.

Provenance de l’Homme.

Singez-y deux secondes, et si nous étions l’évoluion des songes?

Oeil

Oeil mot masculin

- 1. Organe servant à remplir nos trous de face. Mon oeil s’est trompé de trou, je vois maintenant ce que tu veux dire.

Voyages!

Grisâtre champêtre,

La maison de mon être.

Effacer.

EFFACER, verbe trans.
I. Emploi trans.
A. Faire disparaître une face.
1. a) Faire disparaître totalement une face (ce qui est tracé ou marqué sur une face). Effacer une face, un visage. À une époque où les visages devinrent rare, on effaça des face marquantes (LENOIR, Archit. monast., 1852, p. 31). Il suffirait que je t’eusse effacé (retirer le visage) (BERNANOS, M. Ouine, 1943, p. 1556)

-Quatrième fraguement d’idées de roman-

Et tu te regardes, que vos-tu donc? Ce regard triste, ne le trouves-tu pas beau? Tu  n’as pas l’étoffe d’être ce que tu prétends, ou dû moins n’auras-tu jamais la force de le croire vraiment. Flatter cette idée sans y croire totalement est a façon de toucher, d’effleurer, de caresser de ton esprit l’espoir sans affronté la peur d’avoir tort. N’es-tu donc pas beau, ainsi triste, le visage anxieux? Non, la Beauté est sure, infaillible, grande. Les questions ont grugé chacun des voiles de ton visage, ont bu chacune des larmes de ta jeunesse. Tu tes fais défaut puisque tu es humain, tu n’es que chairs. Tu me parle de talent; qu’est-ce que le talent si ce n’est que la chance de la matière, hasard. Intelligence, beauté? Tu ne mérites aucune gouttes de plus que les autres, que nous, que n’importe qui. Aucun de tes mots, de tes créations, de tes visages n’est de ta faute. Tout n’est qu’Influx. 
        
Jamais tu ne sauras aller au-delà de cela, jamais. Tu as bien trop peur de tomber, de te rompre, de te fracasser. Et si tu étais dans l’erreur ? – Voilà la question à laquelle tu ne veux, peux, répondre, par peur de la réponse. Tu préfères croire sans savoir plutôt que de finalement expérimenter l’échec. Je ne te blâme pas… quel gâchis il en serait si demain tu n’étais plus rien, quel gâchis il en serait.

Figuier

FIGUIER, subst. masc.
A. - Arbre originaire des pays chauds dans lequel pousse les figures, les visages.

Mécanisme

Et voilà que la peau se déchire,

Le mécanisme respire.

Il cri, il grince, cet assemblage.

Et voilà que la peau s’ouvre en sourire,

S’essouffle en soupir.

Il pleure et rouille, ce rouage.

Souriant, béant, laissant voir l’intérieur,

Saignant, criant. Il hurle, cet engrenage.

-Troisième fraguement d’idées de roman-

Ne comprends-tu donc rien? Même si par je ne sais quel malheur tu étais particulier, supérieur, notre évolution, ce que tu voudras bien croire ou prétendre croire être, en quoi en serais-tu responsable? Quel mérite aurais-tu? Tu ne serais au final rien d’autre de plus que matière, une masse de chairs bien formée, mieux formée. Et ensuite? Rien. Le vide l’insinue. L’Art à elle seule mérite d’exister, et non son véhicule, ils sont objets, outils, rien de plus. Ils sont contrôler pour et par l’Art. Crée-moi la plus belle des œuvres et prouve-moi qu’elle est entièrement de toi et non la force d’un frisson mental chanceux, qui vagabondait à l’intérieur de ton mécanisme crânien; je t’y mets au défi. Sois, ou ne sois pas, mais ne demande pas aux autres de te faire vivre de leurs louanges, tu ne les mérites pas, personne ne les mérites.

Muse Ivre

Vu aux champs d’ailes
Je regarde sur son ciel l’harmonie d’une larme onirique
Cette larme fera casse de son âme.

Nu aux champs d’elle,
Ces pleurs pleuvent pleinement de ces plaines et ses peines
Ces pleurs meuvent de peine et l’emmènent à leur règne.

Las, je chancelle,
Un fleuve de doux leurres l’attire et se rive à son être.
Elle crève de douleur et ose la pire des dérives.

Tant de pudeur charnelle,
Car encore son corps, même fort de tant de morts,
Démord de son réel sort et s’accapare de tant de torts.

Temps et plus d’heures sans elle,
Elle s’acharne sans charme sur son rôle de martyr,
Elle meurts chaque pleure car elle veut partir.

Aux chandelles,
Cette muse ivre se grise de l’horreur de vivre.
Elle croit qu’elle décroit et déchoit lorsqu’elle croit.

Au fond d’elle,
Elle n’a que désir de mort
Et des ires de vivre.

Cigaré.

-Fragment de pensées, vieilles, usées.-

  Je me suis cigaré l’âme
À force de vapeurs de larmes.
Une bonne bouffé anti passé,
Antipathique à mes journées.
Sous ces robes de charmes,
Contre mon esprit des armes.
Voilà que j’ai fourré la plaie en bouche
Et qu’enfin les flammes me douchent.

-Second fragement d’idées de roman-

« Quelle injustice! Je ne peux me résoudre à n’accepter aucune de mes idées. Suis-je ce que je crois, ou crois-je être? Mon esprit semble s’ouvrir alors que je suis conscient qu’il y a des possibilités qu’il se referme, ne serait-ce alors qu’une illusion? »

         Il prit, de ces mains belles comme les filaments d’étoiles qui résultaient du glaçage hivernal, son manteau et essaya de vider son esprit, ses envies. Ses longues jambes s’élançaient du haut de sa puissance qu’il ne comprenait pas totalement, piétinant un monde qu’il ne voyait pas. Il ne pouvait accepter sa situation sous peine d’être un égoïste, un prétentieux. Mais la nier deviendrait alors de la lâcheté, une fuite, une déchirure amère sur son existence. Était-il si particulier, lui si beau, si intelligent, si talentueux? Non, évidement. Être intelligent aurait signifié connaître la réponse à ce problème. Ou alors était-ce le contraire, peut être l’être intelligent ne connaît jamais les réponses, ne fait que trouver les questions… Quelle partie, quel visage accepterait-il ? Le prétentieux, ou le lâche?”

-Premier fragement d’idées de roman-

“Sous son pied s’écrasait le portrait d’un visage d’une beauté saisissante, une beauté essoufflante. D’une ligne à l’autre s’illuminait le reflet d’une terreur dans un rouge presque maladif, à en vomir. Ces yeux, bleu d’une infinie, cherchaient les raisons, ceux qui de ces yeux l’ont forcés. Sa botte puait, reluisante. Elle était pour lui l’ultime renaissance d’une âme, sans faille, sans écorche. Elle représentait l’espoir d’une supériorité, la sagesse d’une conscience qui n’existe pas vraiment. Il y a cru… La chair adhérait encore quelque peu au cuir, des morceaux de peau retombèrent sur le sol, laissant de petites taches amères sur la semelle. Tout ce sang… Il l’avait adoré, presque aimé. Elle semblait être ce que lui ne pouvait se résoudre à accepter être, à voir. Était-ce son esprit, qui avait donné l’impression d’exister, qui s’échappait d’elle, cette vie d’un rouge alarme qui bavait autours d’elle? Pourquoi avait-elle été faible, l’instant d’une démence? Pourquoi? Il ne comprenait pas, elle ne pouvait être faible, elle était le bois dans lequel on peut se perdre sans craindre, le navire sur lequel il pouvait librement laisser ces pensée voyager, elle était le vent qui pousse ces voiles pour atteindre toute les rives possible, toute les côtes en lesquelles il ne croyait pas, mais dont il finissait par voir, sentir. Et voilà qu’elle avait flanchée! Se montrant inférieur, presque désarmée, nue, devant lui… Sous son pied s’écrasait le portrait d’un visage qui fut haut, illuminé. “

Visages

Chafouin

, -INE n. XVIIe siècle. Emploi figuré de chafouin, « fouine », composé de chat et de fouin, « mâle de la fouine ».Personne qui a une physionomie basse et sournoise. Employé surtout adjectivement. Un visage chafouin. Une mine chafouine.

Au jour lui même…

,tirous ednom el snioM — Moins le monde sourit,

.tirc li sulP — Plus il crit.

reirc ed ecrof à tE — Et à force de crier,

…resnep sulp dnetne’s en nO — On ne s’entend plus penser…

Crasse

Alors que nous déchirons,
Pans de chairs,
Bouts de charognes,
Les dents mordent bon
L’esprit prolétaire
De l’homme ivrogne 

Ivre comme on se lasse,
S’humectant,
Inondé.
S’abreuvant de crasse,
Incandescent,
Mal ventrée.

Et je gicle des paroles,
Des mots,
Mes dents
Qui s’explose a un sol
Trop haut,
Trop grand.

Leurs limites me noient
Dans un chant
Que je ne saurai,
Étant encore une fois
Trop bruyant,
Identifier.

Il racle la cloison
Intérieur rouge
De mes soupirs,
M’enlevant tous frissons
Du fond d’où je
Récupère mes désirs.

Alors qu’ils répareront,
Pans de fer,
À bouts de rognes,
Leurs dents morderont
L’esprit prolétaire
Du bon ivrogne.

Moi.

Où? Parce qu’après tout, je suis un voyou, voyez-vous ?

Un fou, saoul, sans le sous; l’esprit sans dessus-dessous!

Vie.

Cette vie, de ses illusions teintes,
Écrite à travers les vers d’Absynthe,
Versé dans des verres de rimes,

Enivrant mon esprit jusqu’à l’infime.
Je ne peux réfléchir, tout m’est flou.
Je ne peux réfléchir, tout m’est fou.

Nous ne comprenons, n’avançons qu’a petit, pas.

Cette vie, mes yeux la ressent,
Alors que mon esprit se répend
En mes veines sans en saisir le sens,
En buvant la vie, alcool sans chance.

Je ne peux réfléchir, tout m’est doux.
Je ne peux réfléchir, tout m’est saoul.
Nous ne sommes que petits, ne comprenons, pas.